Start-Up Echoes : quel rôle pour les médias et les entreprises dans le soutien des start-ups ?

Les startuppers sont indiscutablement des acteurs clés de l'écosystème économique tunisien. Comment leur permettre de faire entendre leurs voix et d'exprimer leurs attentes ? C'est tout l'objet du Start-up Echoes, lancé par Orange Tunisie. C'est un événement mensuel qui regroupe plusieurs experts. Détails.

Pour la première édition du Start-Up Echoes, Orange Tunisie a décidé d’inviter des spécialistes de premier ordre, issus du monde des start-ups et des médias. Il y avait, notamment, Mari-Noëlle Jégo-Laveissière, chargée de l’innovation au sein de l’opérateur, Sahar Mechri Kharrat, Excutive Director du magazine Le Manager, Ismaël Ben Sassi, fondateur d’Ilboursa et des startuppers qui ont profité du soutien d’Orange Tunisie dans le passé. Un riche panel animé par le confrère Mehdi Kettou.

Les intervenants étaient d’accord sur un point : pour innover, il faut travailler ensemble. « C’est une alchimie, une série de rencontres entre des personnes, des envies et bien d’autres. C’est une affaire de tous », a déclaré Mari-Noëlle Jégo-Laveissière.

Accompagner les start-ups : une nécessité

Il est clair que le digital a changé les habitudes et les besoins des consommateurs tunisiens. Ces derniers sont de plus en plus connectés. Le taux de pénétration de la data mobile atteint, en effet, 70% et on compte près de 8 millions de tunisiens qui détiennent, au moins, un compte Facebook. Autant dire que le digital est devenu le quotidien du tunisien.

C’est une donnée que les start-ups tunisiennes ont très bien compris, comme en témoigne l’augmentation remarquable de leurs nombres et de leurs projets. Elles travaillent, aussi, dans les co-working spaces qui ont aussi vu leur nombre augmenter au fil des années en Tunisie : plus de 49 au total, et ça augmente encore. Ces espaces, selon les experts, contiennent toute la chaîne de valeur : accélération, investissement, accompagnement à l’international, etc.

Autrement dit : le champ des start-ups est vaste et les opportunités sont nombreuses. Il s’agit, désormais, de les accompagner, et c’est là où il y a encore du pain sur la planche. Des entreprises comme Orange Tunisie sont là pour les accompagner que ce soit sur le plan technique ou financier. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé Mari-Noëlle Jégo-Laveissière. Cet accompagnement s’inscrit dans le cadre de la stratégie RSE d’Orange Tunisie. « Nous la revendiquons – la RSE – car elle enrichit les clients et soutient l’écosystème », a-t-elle souligné.

Le rôle capital des médias pour soutenir les start-ups

Les médias, pour leur part, travaillent aussi en étroite collaboration avec les startups, contribuant à l’enrichissement de l’écosystème. « Les médias s’intéressent de plus en plus aux start-ups et à l’écosystème. Nous sommes dans une relation gagnant-gagnant. Les entrepreneurs ont besoin des médias car ils ont besoin de visibilité. Les entreprises doivent faire un effort pour optimiser le canal-média, et c’est aussi valable pour les médias qui, eux aussi, doivent faire des efforts en matière de storytelling et de vulgarisation », a expliqué Sahar Mechri Kharrat, Excutive Director du Magazine Le Manager.

Pour sa part, le fondateur d’Ilboursa, Ismail Ben Sassi, souligne, également, le rôle des médias pour offrir aux entrepreneurs une meilleure visibilité. « Notre média émane lui-même de l’écosystème dont nous parlons. D’ailleurs, Orange Tunisie nous a soutenu. C’est un devoir de faire évoluer cet écosystème. Il s’agit d’aider les entreprises à trouver des clients et des investisseurs. Il ne s’agit pas d’une stratégie business, c’est plutôt un devoir. Il faut raconter de belles histoires. Aujourd’hui, les gens ont besoin de s’identifier à d’autres qui ont réussi. Il faut, de ce fait, promouvoir la réussite et non la médiocrité des médias classiques », a-t-il affirmé.

Une association des entreprises, des médias et des pouvoirs publics pour accompagner les start-ups

Pour résumer, les entreprises de presse et les entreprises classiques ont un rôle commun en vue de soutenir l’écosystème des start-ups en Tunisie. Il faut rappeler, aussi, que les porteurs de projets rencontrent de nombreuses difficultés pour lancer leurs affaires, d’où l’importance de l’accompagnement. L’entrepreneuriat féminin doit également être soutenu.

Les médias et les entreprises doivent, de ce fait, travailler ensemble pour soutenir un écosystème qui ne cesse d’évoluer au fil des années. S’il existe des accélérateurs de projets et des incubateurs, les médias, pour leur part, incarneront le rôle de médiateurs. Ils sont le lien entre les startuppers, les entreprises et les pouvoirs publics, et ce grâce à leur riche base de données d’entrepreneurs et de contacts.

Ils pourront aider les entreprises et les pouvoirs publics à identifier les porteurs de projets et, pourquoi pas, à organiser des événements et des concours destinés à ces porteurs de projets. Bref, les possibilités sont nombreuses. Sans doute, les prochains Start-up Echoes constitueront une occasion d’en discuter en profondeur.