Le festival Manarat revient pour une édition riche en couleurs

Ayant fait un tabac lors de sa première édition, le festival du cinéma méditerranéen, Manarat, revient pour une deuxième fois et se tiendra du 1er au 7 juillet 2019. En partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), l’Institut français de Tunisie et le Centre national du cinéma et de l’image animée, la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) a ainsi parrainé cette 2e édition.

Ce festival se veut original, mais encore… gratuit. En effet, les projections auront lieu sur 9 plages tunisiennes ventilées sur le littoral tunisien. « Peu de gens avaient cru en notre idée mais nous avons eu un succès plus que prévu », a déclaré, d’emblée, Dora Bouchoucha, directrice du festival. En soulignant que le but est, d’une part, aller vers les spectateurs et promouvoir le cinéma tunisien. Et d’autre part, rapprocher les deux rives méditerranéennes.

De plus, la directrice du festival a affirmé que les films d’auteur, généralement marginalisés, auront leur part du gâteau aux côtés des productions à gros budgets et massivement commercialisées. En ajoutant que : « Cinq films d’auteur à caractère dénonciateur, traitant des problématiques sociales et nourrissant la conscience des spectateurs ainsi que cinq documentaires seront au programme cette année ». Et d’en encourager l’audace et la témérité.

Pour cette édition, 10 films seront en compétition, tous méditerranéens, 54 fictions et documentaires ainsi que 13 courts métrages seront projetés sous les étoiles, au bord des plages tunisiennes. Des invités d’honneur, des pointures du cinéma, notamment Abd El Malik et Ilham Chahine seront présents au festival. Des ateliers, panels et tables rondes ont même étaient prévus dans le but de traiter des obstacles et aléas entravant le développement du cinéma tunisien. Plus encore, des rencontres-signatures de livres tels que « Bourguiba » de Bertrand Le Gendre et « Le cinéma tunisien d’hier et d’aujourd’hui » de Tarek Ben Chaabene sont au programme.

De son côté, Chiraz Latiri Cherife, directrice du CNCI, a annoncé qu’une plateforme pour le développement des projets de cinéma dans le monde arabe a été élaborée avec le CNC français et l’Institut français. « Nos efforts convergent pour le développement du secteur du cinéma » a-t-elle soutenu.

Sur la même longueur d’ondes, Khansa Bouaassida, directrice de la communication institutionnelle de la BIAT, a indiqué que la banque œuvre sur des formules de crédits au profit des producteurs de cinéma. En effet, 3 programmes d’offre de financement dédiés à ce secteur ont été mis en place.

Le premier se consacre pour l’accompagnement à la trésorerie, le deuxième pour l’investissement au secteur du cinéma et puis une formule de sponsoring, soit une panoplie de produits et services financiers dédiés à l’industrie du cinéma. Et d’ajouter : « Nous avons longuement observé l’engagement des Tunisiens envers le cinéma et la demande est porteuse ».