Quel impact des startups sur l’économie?

Seedstars Tunisia

“En Tunisie, les jeunes sont en train d’appliquer la transition digitale sur le terrain malgré la sourde oreille des décideurs”. Amel Saidane, Selim Boughedir, Bassant Helmi, Ikbel Snoussi et Ayed Al-Ani. Crédits photo: Le Manager — Tous droits réservés.

À l’occasion de la cérémonie de remise des trophées de la 3ème édition du concours Seedstars Tunisia, Un panel sur l’impact des startups et de la digitalisation sur les la transformation des secteurs économiques classiques a été organisé. Détails.

Avec l’accélération de l’innovation technologique, de plus en plus de nouveaux acteurs innovants ont fait leur introduction dans des secteurs dominés, jusqu’alors, par des entreprises classiques. Ceci a mis énormément de pression sur ces entreprises qui n’étaient pas assez confortables avec les process d’innovation, a indiqué Ikbel Snoussi, fondateur et CEO de Feedback Leaders. D’où l’idée de s’associer avec les startups et de les intégrer dans leurs process et systèmes.

Une telle collaboration entre les entreprises tunisiennes et les startups locales pourrait profiter à l’économie du pays. D’après Selim Boughedir, executive partner à Wevioo, l’innovation va bouleverser tous les business modèles des entreprises classiques. “Les startups doivent saisir cette opportunité pour accompagner les entreprises à mieux s’adapter aux nouvelles tendances”, a-t-il indiqué. De leur côté, les entreprises sont appelées à s’ouvrir à plus d’innovation et d’expérimentation, a-t-il ajouté.

“Nous avons ainsi vu que plusieurs entreprises ont commencé à ouvrir leurs plateformes IT aux startups”, a pour sa part indiqué Ikbel Snoussi. En 2006, par exemple, Amazon a ouvert l’accès à AWS, sa plateforme IT, aux entreprises qui voulaient créer leurs propres services web. En 2017, a noté Ikbel, AWS représentait plus de 73% des revenus nets du géant américain.

En Europe, le système bancaire était parmi les premiers à profiter de la transition numérique grâce notamment à l’open banking. Ce dernier a poussé les banques à ouvrir leur data à tous les acteurs souhaitant créer de nouveaux services, a souligné Snoussi. Ainsi, les startups actives dans la fintech ont pu améliorer l’expérience client, notamment en termes de fiabilité, d’efficience, de disponibilité et de coût.

La digitalisation a permis de développer l’industrie 4.0 qui a permis d’introduire un ensemble de technologies à l’usine: IoT, robotisation, réalité augmentée, blockchain, … Le but est non seulement de permettre aux machines de communiquer entre elles et avec leurs opérateurs, mais aussi de collecter les données en temps réel, explique Selim. Ces données sont de prime importance puisqu’elles permettront d’appliquer des algorithmes, l’intelligence artificielle et d’automatiser la prise de décisions. Bien que les bienfaits de la digitalisation soient connus à toutes et à tous, l’appliquer avec succès n’est pas aussi simple. “En 2014, nous avons assisté Zodiac Aerospace dans leurs efforts de digitalisation en les aidant à identifier la valeur ajoutée de la technologie dans chacun de leurs processus”, a témoigné Boughedir.

En Tunisie, les jeunes sont en train d’appliquer la transition digitale sur le terrain malgré la sourde oreille des décideurs pour qui elle ne représente aucune priorité, a indiqué Bassant Helmi, fondatrice et CEO de Global Project Partners e.V. Une lueur d’espoir toutefois: “Nous avons rencontré le gouverneur de la Banque centrale et un task force sera créé pour essayer de combler le fossé entre les startups et la BCT”, a indiqué le fondateur de Feedback Leaders.

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