L’étude de marché, un atout nécessaire pour toutes les startups


Crédits photo: Photography Club IHEC Carthage

Fidèle à sa traditionnelle ouverture sur son environnement et adepte de la culture entrepreneuriale, l’Institut des Hautes études commerciales de Carthage (IHEC) organise chaque année, à l’occasion de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, une semaine de conférences organisées par les associations et clubs de l’école. C’est dans cet élan que Marketing Méditerranée Tunisie, une entreprise junior de l’IHEC, a organisé, le jeudi 15 novembre, une conférence, modérée par Mohamed Madhkour, Managing partner d’ADVI et un des fondateurs de la MMT, autour du thème de l’étude de marché et son impact sur les startups.

Rehaussée par la présence de Afef Ajengui, chef de projet à Cogite, Amine Riahi, co-fondateur d’Epilet, Ezzet Chtourou, CEO de Teskerti et Ahmed Mansour, ancien président de l’Ordre des experts-comptables, la rencontre était axée sur les études de marché, leurs impacts et leur devenir.

Afef Ajengui, responsable du coworkingspace Cogite, insiste sur le fait qu’en définitive c’est la passion de l’entrepreneur qui porte le projet et qui lui permet de bien le défendre. Il n’en reste pas moins que « des startups mettent la clé sous la porte dès le début de leur activité par méconnaissance de leur secteur et de leur branche », indique-t-elle. Et d’ajouter « bien s’informer sur la conjoncture, appréhender les besoins du marché et des consommateurs potentiels est vital pour toute startup ». Il est vrai qu’en Tunisie l’écosystème est étroit, ce qui rend l’information plus facilement disponible pour tout jeune entrepreneur.

Pour sa part, Ezzet Chtourou, CEO de Teskerti, a insisté sur la nécessité de détecter les besoins du marché et d’analyser les comportements du consommateur en effectuant une étude de marché au préalable. En ajoutant : « Ce que j’ai constaté à mon retour en Tunisie, c’est l’utilisation généralisée de billets physiques, le e-commerce n’était pas vraiment la tendance, tandis que maintenant il est en expansion ».

Le cofondateur de teskerti.tn, lancée en 2014, a rappelé qu’en cette année 40% seulement des billets étaient achetés en ligne et qu’en 2016, 70% des billets sont achetés en ligne. Il conclut que le plus important c’est de bien développer son idée grâce à l’étude quitte à améliorer l’offre de valeur et le ciblage des clients.

De son côté, Amine Riahi, cofondateur d’Epilert, la startup qui prédit les crises d’épilepsie grâce à l’intelligence artificielle, a expliqué que la définition de l’idée est un processus de recherche continue. “Lors du démarrage de notre startup, afin de mûrir l’idée, nous avons consulté des investisseurs, des clients potentiels, des médecins, des personnes de l’écosystèmes entrepreneurial”, renchérit-il.

Selon lui, la fixation de la bonne idée est avant tout une identification d’un besoin qui doit passer par le brainstorming. Dans une seconde étape, l’étude de faisabilité technique permet d’évaluer le potentiel de pénétration du produit ou service dans le marché. En guise de conclusion, il a souligné qu’une startup n’a pas seulement besoin d’ingénieurs, mais de gestionnaires et de marketeurs qui travaillent en synergie pour une étude de marché solide, assurant l’essor de la nouvelle affaire.

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