Le diffuseur enterré, la nouvelle technique qui enchantera les agriculteurs tunisiens



Une technologie d’irrigation souterraine aidant les agriculteurs tunisiens à lutter contre la sécheresse a été mise au point par Chahbani Technologies, entreprise innovante qui conçoit et produit de nouvelles méthodes d’irrigation.

L’irrigation représente l’activité la plus consommatrice d’eau en Tunisie, utilisant 80% des ressources en eau du pays, selon le ministère de l’Agriculture. Cette quantité d’eau contribue à produire 30 à 40% de la production agricole totale du pays, alors que le pays souffre de la rareté de l’eau.

Connu sous le nom de “le diffuseur enterré”, cette technologie d’irrigation souterraine a permis à 100 agriculteurs en Tunisie de continuer à cultiver en période de sécheresse. Elle utilise 2 fois moins d’eau d’irrigation que l’irrigation goutte-à-goutte, tout en augmentant les rendements de 3 à 5 fois, et tout en s’assurant que l’eau n’est pas perdue.

Le diffuseur enterré est une nouvelle technique permettant une gestion optimale des eaux d’irrigation et une conservation de 100% de cette eau. Il peut être utilisé pour l’irrigation des arbres et arbustes fruitiers et forestiers ainsi que pour des cultures maraîchères et plantes ornementales mises dans des pots, conteneurs, vases et bacs.

En Tunisie, en Algérie, au Maroc, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, en Grèce, en Californie et en France, il est utilisé pour irriguer des arbres comme l’olivier, le palmier, le figuier, le pistachier, l’amandier, le pêcher ainsi que les vignobles.

Le diffuseur enterré consiste généralement en un tube flexible de 6 millimètres de diamètre relié à un tuyau en polyéthylène haute densité (PEHD) de 16 à 20 millimètres de diamètre, relié au matériau diffusant, au fond. L’ensemble du diffuseur enterré est ensuite enterré dans des trous sous la surface du sol topographique, à côté des racines des arbres et des plantes, nécessitant une irrigation. Seule la conduite d’eau de distribution qui se raccorde au réservoir principal et au tube flexible est visible sur le sol.

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Pour les arbres, il est situé à 50 à 70 centimètres de l’axe de l’arbre, tandis que pour les arbustes et les herbes médicinales ou ornementales, il est installé à 20 centimètres de l’axe de la plante. La taille détermine le but de chaque diffuseur enterré, ceux destinés pour l’irrigation des arbres, des herbes et des plantes ont des tailles différentes. Pour les herbes et les arbustes médicinaux et ornementaux, les diffuseurs sont placés dans des trous de 20 à 40 centimètres de profondeur, tandis que pour les arbres, ils sont généralement placés de 50 à 60 centimètres dans le sol.

Le diffuseur enterré est placé entre des arbres espacés de 3 mètres, mais si l’espace dépasse 4 mètres, deux diffuseurs sont nécessaires. Si le diamètre du couvert forestier est compris entre 2 et 4 mètres, 3 diffuseurs sont nécessaires.

Pour irriguer, l’eau provient du réservoir par un tuyau de distribution de 16 à 20 millimètres dans le tube flexible avec un régulateur. Ce dernier permet à l’eau de circuler à des taux de 2, 4 et 8 litres par heure.

Quand les gains de coût sont en parfaite harmonie avec la protection de l’environnement

En utilisant la technologie de diffusion enterrée, les agriculteurs peuvent réduire leurs coûts de production de 30%. Contrairement à la plupart des méthodes d’irrigation où l’énergie est nécessaire pour pomper l’eau, cette technologie utilise la gravité et la pression de l’eau conventionnelle pour irriguer les plantes et les arbres.

En conséquence, les agriculteurs économisent de l’énergie sur l’irrigation de leurs arbres, arbustes, herbes et légumes. Une fois installé, un diffuseur enterré peut durer plus de 30 ans sans nécessiter d’entretien.

Par ailleurs, cette technique permettrait la réduction de la pollution des nappes. Les différents modèles des diffuseurs permettent l’optimisation de l’utilisation des engrais et la fertigation est notamment pratiquée. Cette optimisation se traduit par une réduction des quantités de fertilisants utilisées (30% à 50%). Ainsi les frais liés à la fertilisation sont aussi réduits. Ceci a un important impact environnemental : la réduction de la pollution des nappes par les effluents des engrais, en particulier les nitrates tel qu’indiqué dans la note de présentation diffusée par l’entreprise.

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