Le nouveau festival du cinéma méditerranéen de Tunisie Manarat voit le jour


Une conférence de presse a été organisée ce matin, 3 juillet 2018, au siège de la BIAT, pour présenter le nouveau festival du cinéma méditerranéen de Tunisie Manarat. Il s’agit d’un nouveau rendez-vous cinématographique qui se tiendra du 9 au 15 juillet 2018 et dont l’objectif est de valoriser l’innovation artistique de la rive sud et de la rive nord de la Méditerranée.

Parrainée par la Biat, cette première édition est le fruit d’une solide coopération entre le Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), l’Institut français de Tunisie, le Centre national du cinéma et de l’image animé de France (CNC) ainsi que d’autres partenaires privés notamment Orange.

De G à D: Khansa Bouassida, Dora Bouchoucha, Chiraz Latiri et Sophie Renaud.

Au cours de cette première édition, 52 films de 12 pays seront projetés gratuitement sur les plages de La Goulette, La Marsa, Hammam-Lif, Bizerte, Hammamet, Sousse, Monastir et Gabès, ainsi que des projections dans des salles de cinéma deTunis notamment l’Agora, Ciné Mad’art, et cinéma Tech.

La particularité de cette manifestation, unique en son genre, réside dans le fait qu’au-delà des rencontres culturelles programmées, des rencontres institutionnelles sont également prévues, permettant d’entamer des réflexions sérieuses sur l’industrie cinématographique.

« Ce festival se distingue par sa volonté de se construire une plateforme professionnelle réunissant tous les représentants institutionnels et des personnalités du cinéma autour d’échanges entre pays ayant la Méditerranée en partage », a indiqué Chiraz Latiri, directrice du CNCI.

En effet, tout au long des journées pros qui se dérouleront en marge de cet événement, seront présentées des success stories de producteurs arabes et étrangers. En sus, d’éminentes personnalités ayant marqué le paysage cinématographique se déplaceront spécialement pour animer différents forums.

Charles Tesson, délégué général de Semaine de la Critique — Festival de Cannes / Président de l’Aide aux Cinémas du Monde ; Nabil Ayouch, réalisateur et producteur ; Jacques Fieschi, scénariste et réalisateur et Christophe Leparc, du Festival Cinemed de Montpellier ainsi qu’une quinzaine de réalisateurs entameront une discussion sur la vitalité du cinéma de la rive sud de la Méditerranée. Dominique Besnehard, l’un des plus importants agents artistiques de France, évoquera le métier d’agent à travers son parcours personnel et les grands talents qu’il a révélés et accompagnés.

Les représentants de la commission européenne et du CNCI présenteront, en outre, des opportunités du programme Media. Est également au menu, la présentation de soutiens et de fonds dédiés à la production et à la coproduction.

S’agissant des rendez-vous institutionnels, une réunion du fonds d’aide à la coproduction franco-tunisienne et des rencontres des représentants des CNC européens et des CNC de la région Méditerranée sont aussi prévues.

Le festival se veut également une opportunité pour que 10 films venant des pays de la Méditerranée soient en lice. Leurs productions seront évaluées par un jury composé de cinq comédiennes des deux rives de la Méditerranée à savoir Sondes Belhassen, artiste tunisienne, Manel Issa, de Liban, Natacha Regnier de la Belgique, Boshra Rozza de l’Egypte, et Manel Awad de Palestine. Le Manar d’Or, prix du meilleur film de la Méditerranée et un prix d’interprétation seront au final décernés aux lauréats.

L’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, lui qui ne recule devant rien pour appuyer les initiatives innovantes, considère que ce festival est une offre culturelle totalement renouvelée. « Le vieux monde a inventé deux festivals au bord de la mer, à savoir Cannes et Venise, et en Tunisie, on témoigne de la naissance du troisième », s’est-il réjoui.

Quant à Khansa Bouassida, directrice de la communication institutionnelle de la Biat, elle a mis l’accent sur l’importance des initiatives culturelles pour ladite banque.